• Vendredi dernier c'était le seul jour de repos en fin de semaine pour ma fille. Puisque j'étais déjà en week-end c'est moi qui ait parcouru les 2 x 100 km pour passer la journée avec elle.

    Nous sommes allées visiter le fort de la Pompelle qui est implanté dans une butte à environ 5 km de Reims. 

     

     

    Ces photos vont aussi vous faire comprendre pourquoi cette région est appelée Champagne "crayeuse" ou "pouilleuse". Son sol sec (la craie ne retient pas l'eau) a été longtemps un handicap mais grâce à la mécanisation et l'apport d'engrais, elle est devenue une région céréalière.

     

    Explications trouvées sur le net : 

     

    Le Fort de la Pompelle a été construit entre 1880 et 1883, après la guerre de 1870, sur un ancien camp romain, afin de fortifier la ceinture de Reims. Sa superficie est de 2,31 ha. 

    On pouvait y trouver 6 canons de 155 mm et 4 canons de 138 mm ainsi que des mitrailleuses et 277 hommes y tenaient garnison..

     

     

    Les murs furent recouverts de 4 m de terre crayeuse pour le protéger des obus, un fossé en rendait l'accès difficile. Un puits de 48 m de profondeur fournissait l'eau.

     

     

    Désarmé en 1913, les allemands vont l'occuper jusqu'au 4 septembre 1914. C'est seulement après la victoire de la Marne qu'il sera reconquis par les français. C'est alors que le Fort de la Pompelle va jouer un rôle prédominant. En effet, les bombardements allemands seront très importants dans la région, détruisant pratiquement la ville de Reims.

     

    Mais l'acharnement des hommes de ce fort, dont la vie quotidienne était loin d'être facile, saura tenir front à l'armée allemande. 180 régiments  vont se succéder pour défendre le fort. A ce moment là c'est non moins de 1500 à 2000 hommes qui seront présents sur le site, et résisteront aux assauts. 

     

     

    Classé monument historique en 1922 (alors qu'il était laissé à l'abandon) le fort est mis en vente en 1955. Acheté par une association d'anciens combattants, il a ensuite été transmis à la ville de Reims pour un franc symbolique.

     

     

    Le maire de Reims voulant honorer la mémoire des courageux combattants, le premier musée a été ouvert en 1972.

    D'importants travaux ont eu lieu depuis l'automne 2013 (aménagement des abords), c'est un musée rénové qui a de nouveau ouvert ses portes au public en juin 2014.

     

     

    Les drapeaux des anciens pays ennemis flottent désormais côte à côte aux portes du fort : Allemagne, USA, Italie, Grande-Bretagne, Belgique et Russie. 

    Un beau symbole... dommage qu'il y ait eu une deuxième guerre mondiale entre temps.

     

     

    Je n'ai pas fait de photos à l'intérieur mais j'en ai trouvé quelques unes sur le net avec des informations sur ce que l'on peut découvrir dans le musée.

    Au début de la visite un petit montage vidéo permet d'entendre témoignages d'anciens soldats français mêlés à quelques extraits de films d'époque. 

     

     

    Nous y verrons des vitrines avec de nombreux objets ayant appartenu aux soldats, d'autres avec des collections de sabres ou bien encore des mannequins sur lesquels on pourra voir différents uniformes de l'armée Française, mais également des alliés.

    Nous y trouverons aussi des canons français et quelques armes, des cartes, affiches et photographies, des maquettes. Une partie est dédiée aux services médicaux.

     

     

     

    Aujourd'hui, c'est un musée historique, riche en collections. Nous pourrons y découvrir et y admirer une importante et unique collection de 560 casques allemands, provenant de la collection Charles Friese, ces coiffures sont tout simplement superbes ! 

     

     

    Des vitrines sont consacrées aux soldats du Corps Expéditionnaire Russe envoyés par le Tsar Nicolas II, ils furent 18000 à fouler le sol du fort pendant la première guerre mondiale.

    Voilà pour ma page découverte non pas des Ardennes mais de la Marne. Un petit rappel du passé ne fait pas de mal.

    Je vous souhaite une bonne semaine, pour moi ce sera un rythme allégé car je serai en "récup" jeudi et vendredi. Bonne fin de journée.


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  • Vous vous souvenez d'une chanson des Parisiennes en 1964 qui avait inspiré un slogan publicitaire pour une boisson "il fait trop chaud pour travailler" ? Et bien c'est exactement ça depuis jeudi ... dès que le thermomètre dépasse 24° je suis mal.

    Alors je fonctionne au ralenti, la lecture devenant ma principale activité. J'ai commencé "la tempête", un roman de science-fiction publié en 1982 par René Barjavel. J'avais découvert cet auteur au lycée avec "la nuit des temps", des scientifiques découvraient les vestiges d'une civilisation disparue sous la calotte glaciaire de l’Antarctique.

     

    La tempête

     

    Je l'avais assez apprécié au point de lire plusieurs de ses romans, "la tempête" est le 7 ème.

    D'après le résumé, les sujets favoris de Barjavel sont présents : la folie des humains conduit à une destruction massive de notre planète et seul un couple prend une importance capitale grâce à un amour sincère.

    ps du 26/07 : j'ai maintenant lu les 3/4 de l'histoire, les destructions massives ont eu lieu, 25 villes importantes rayées de la carte mondiale. Avec tout ce qui se passe en ce moment, ça fait un peu flipper !

     

    La tempête

     

     

    "Une rose au paradis" est l'un de ceux que j'ai lu plusieurs fois.

    Une exception pour le thème principal dans "les chemins de Katmandou" qui ne m'avait pas autant plut que les autres, ce n'était pas de la science-fiction.

    A part la lecture je suis occupée à préparer une séance "découverte de l'Australie" pour la maison de retraite où est ma grand-mère. Mardi je dois confier une clé usb à l'animateur avec des photos où j'incruste des info (noms des animaux, des lieux etc).

    Entre deux j'essayerai de passer vous voir. Bonne semaine à tous. 

     


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  • Je me décide enfin à vous présenter la suite de la journée "découverte" offerte en juin dernier à l'ensemble du personnel de cabinet comptable où je travaille.

    Après avoir quitté la centrale de Chooz, et parcouru environ 35 km, nous avons pris un repas à la cafétéria de l'abbaye de Maredsous. Ensuite nous avons bénéficié d'une visite guidée pour l'église, une partie du cloître et les extérieurs. Quelques moines vivent toujours dans les locaux qui sont donc privés.

    J'ai copié quelques explications trouvées sur le net, comme les photos. 

     

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    Dès 1871-1872, un jeune Belge, Hildebrand de Hemptinne, moine à l’abbaye de Beuron (Allemagne), convainc ses supérieurs d’ouvrir une maison bénédictine dans son pays natal. Maredsous est fondée le 15 octobre 1872. Le prieuré devient abbaye en 1878.

    Le style architectural choisi est le gothique primaire (2eme moitié du XIIe siècle, début du XIlle) aux baies à triple lancette, d’un aspect assez sévère. La pierre grise locale est utilisée comme pour de nombreux bâtiments de cette région, la construction se termine vers 1890.

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    La bibliothèque de l’Abbaye de Maredsous est une institution semi-privée à caractère scientifique. Conçue comme bibliothèque de la communauté monastique, elle ouvre volontiers ses portes à ceux qui en font la demande : étudiants, professeurs, chercheurs.

    La bibliothèque possède un fonds d’environ 400 000 volumes parmi lesquels quelques manuscrits et incunables, des livres rares et précieux, de nombreux périodiques. Elle abrite en outre un cabinet d’estampes, un cabinet de numismatique et des dépôts d’archives.

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    L'intérieur de l'église qui s’offre aux yeux du visiteur d’aujourd’hui n’est plus tel que voulu et réalisé par l’architecte et les décorateurs. Il y manque la couleur car l’art néo-gothique était, dans toutes ses expressions, essentiellement polychrome.

    En berceau brisé, la voûte de la nef principale, des deux bras du transept et du chœur est en bois et elle imite un ciel d’un bleu-nuit profond tout piqueté d’étoiles d’or. 

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    Dommage, sur les photos ont ne voit pas le "ciel de nuit".

    Les peintures d'origine sur les murs se sont rapidement dégradées, il était trop coûteux de les restaurer, la communauté a donc décidé de tout décaper.

    La dame qui nous a accompagné pendant la visite n'était pas aimable mais elle nous a appris plein de choses, malheureusement je n'ai pas bien retenu la leçon ! Certains de mes collègues étaient mécontents parce qu'à plusieurs reprises elle nous a bien fait comprendre que les Français ne connaissent pas grand chose de la religion catholique à cause de l'école laïque...  

     

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    Comme c'est souvent le cas, les moines exploitent aussi une petite ferme et des jardins afin de subvenir à une partie de leurs besoins.

    Ils avaient ouvert dès 1890 une école de formation pour les enfants pauvres. Étaient enseignés les métiers liés aux arts religieux : ébénisterie, peinture, orfèvrerie entre autres. Seule subsiste la section poterie et céramique.

     

    visite d'une abbaye

     

    Passons maintenant aux autres points forts du site de l'abbaye de Maredsous :

    commercialisation de bière et fromage, et accessoirement de pain. On peut consommer sur place, à la cafétéria, ou simplement passer par la boutique pour emporter.

    Ces activités sont installées dans les bâtiments réservés à l'accueil, tout en bas à gauche sur la vue aérienne ci-dessus.

     

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    La bière n'est pas fabriquée au monastère mais dans une brasserie indépendante, sous contrôle des moines. Il existe trois types :

     

    • Maredsous Blonde est une bière blonde et légère titrant 6 % d'alcool. Encore aujourd'hui, elle est consommée par les moines pendant le repas de midi.
    • Maredsous Brune est une bière de couleur bordeaux foncé qui était à l'origine brassée exclusivement pour Noël. Elle titre 8 % d'alcool.
    • Maredsous Triple est une bière blonde ambrée titrant 10 % d'alcool.

     

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    Le Maredsous est un fromage à pâte mi-dure à croûte orangée produit à l'Abbaye de Maredsous, en Belgique, depuis le début des années 1950. Il est affiné dans les caves de l'abbaye dont la température régulière de 12 °C et le degré d’humidité de 95 % favorisent le développement de la flore responsable de la transformation du caillé en fromage d'abbaye.

    Chaque fromage est lavé à la main, en commençant par les plus anciens. En effet, l'eau se charge de la flore que l'on trouve dans les caves de l'Abbaye de Maredsous ainsi que sur les plus anciens fromages, et est ensuite utilisée pour laver les plus jeunes fromages.

    Cette production artisanale est principalement vendue à la boutique du monastère. Il existe une version "industrielle" qui est commercialisé en grandes surfaces.

     

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    Je termine en vous signalant que entre 400.000 et 500.000 visiteurs viennent chaque année à l'abbaye de Maredsous. Le collège St Benoit accueille toujours des élèves (filles et garçons) en internat ou externat.

    Au cours du grand week-end je passerai vous voir. En attendant je vous souhaite une bonne fin de semaine.


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